Cybersécurité : définition, menaces et solutions en 2026
5 janvier, 2022
Temps de lecture : 16 min.
En bref :
- La cybersécurité regroupe les techniques, outils et processus qui protègent les systèmes informatiques, les réseaux et les données contre les cyberattaques et les accès non autorisés
- En 2025, l’ANSSI a traité 1 366 incidents cyber en France, dont 128 rançongiciels et 196 exfiltrations de données (+51 % vs 2024)
- La directive européenne NIS 2, en cours de transposition en France (vote prévu mi-2026), étendra les obligations de cybersécurité à près de 15 000 organisations dans 18 secteurs
- Toute stratégie de cybersécurité repose sur trois piliers : confidentialité, intégrité et disponibilité des données (triade CIA)
- ChapsVision propose des solutions souveraines de cybersécurité IT et OT via Chaps Cyber (audit, conformité NIS 2) et CrossinG (passerelle certifiée ANSSI)
La cybersécurité désigne l’ensemble des moyens, des pratiques et des technologies déployés pour protéger les systèmes informatiques, les réseaux et les données contre les attaques numériques. En France, l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) la définit plus précisément comme un « état recherché pour un système d’information lui permettant de résister à des événements issus du cyberespace susceptibles de compromettre la disponibilité, l’intégrité ou la confidentialité des données ».
En 2025, l’ANSSI a traité 1 366 incidents de cybersécurité sur le territoire français (source : Panorama de la cybermenace 2025, publié le 11 mars 2026). Un chiffre qui reste au même niveau que 2024 et qui dépasse largement les 831 incidents de 2022. Les entreprises, les administrations et les collectivités sont toutes concernées.
Cet article fait le point sur ce que recouvre réellement la cybersécurité, les menaces les plus courantes, le cadre réglementaire en vigueur et les bonnes pratiques pour protéger votre organisation.
Qu’est-ce que la cybersécurité ?
Le terme revient partout, mais sa portée est souvent mal comprise. La cybersécurité ne se limite pas à installer un antivirus ou un pare-feu. Elle englobe un ensemble de disciplines, de processus et de technologies qui visent à protéger les actifs numériques d’une organisation, qu’il s’agisse de données clients, de secrets industriels, de systèmes de production ou de communications internes.
Les trois piliers fondamentaux
Toute stratégie de cybersécurité repose sur trois objectifs, parfois regroupés sous l’acronyme « CIA » (pour Confidentiality, Integrity, Availability) :
- Confidentialité : garantir que seules les personnes autorisées accèdent aux données. C’est le domaine du chiffrement, de la gestion des accès et de l’authentification forte.
- Intégrité : s’assurer que les données ne sont pas altérées, que ce soit de manière accidentelle ou malveillante. Les mécanismes de signature numérique et de contrôle de version relèvent de ce pilier.
- Disponibilité : faire en sorte que les systèmes et les données restent accessibles quand on en a besoin. Les plans de continuité d’activité (PCA) et de reprise après sinistre (PRA) adressent cet enjeu.
Cybersécurité, sécurité informatique, sécurité des systèmes d’information : quelles différences ?
Ces trois termes sont souvent utilisés de façon interchangeable, alors qu’ils ne couvrent pas le même périmètre. La sécurité informatique porte sur la protection des équipements (postes de travail, serveurs, réseau physique). La sécurité des systèmes d’information (SSI) ajoute la dimension organisationnelle : politique de sécurité, gestion des risques, conformité réglementaire. La cybersécurité, elle, va encore plus loin en intégrant la dimension du cyberespace. Elle prend en compte les menaces venues de l’extérieur, les acteurs malveillants, le renseignement et même la géopolitique.
En France, le RSSI (Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information) est le profil qui pilote cette démarche au sein des organisations. L’ANSSI publie des recommandations et des référentiels qui servent de cadre à ce travail.
Les principales cybermenaces en 2026
Le paysage des menaces évolue chaque année. En 2026, les attaquants disposent d’outils plus accessibles, de techniques plus sophistiquées et de motivations variées, qu’elles soient financières, politiques ou stratégiques.
Le phishing (hameçonnage)
C’est la porte d’entrée la plus courante des cyberattaques. Le principe est simple : un email, un SMS ou un message frauduleux imitant un interlocuteur de confiance (banque, fournisseur, collègue, direction générale) pour inciter la victime à cliquer sur un lien piégé ou à communiquer des identifiants. Le phishing représente encore le vecteur d’attaque initial le plus fréquent en France.
Les variantes se multiplient. Le spear phishing cible un individu précis en s’appuyant sur des informations personnelles trouvées en ligne (LinkedIn, réseaux sociaux). Le whaling vise les dirigeants. Le smishing passe par SMS. Et avec l’arrivée de l’IA générative, les messages deviennent plus convaincants, mieux personnalisés et parfois rédigés sans aucune faute, ce qui les rend plus difficiles à repérer qu’il y a quelques années.
Le ransomware (rançongiciel)
Un logiciel malveillant qui chiffre les fichiers d’un système et exige une rançon contre la clé de déchiffrement. L’ANSSI a recensé 128 compromissions par rançongiciel en 2025 (source : Panorama de la cybermenace 2025). Les PME et TPE restent les cibles les plus fréquentes, avec 48 % des victimes qui sont des petites structures. Les attaquants pratiquent de plus en plus la double extorsion : ils chiffrent les données et menacent de les publier en cas de refus de paiement.
Le vol et l’exfiltration de données
En 2025, l’ANSSI a relevé 196 incidents liés à des exfiltrations de données, soit une hausse de 51 % par rapport à 2024 (source : Panorama de la cybermenace 2025). Les attaquants n’ont plus besoin de chiffrer un système entier pour faire pression. Il suffit de voler des bases de données clients, des documents confidentiels ou des données personnelles, puis de menacer de les diffuser. Selon l’ANSSI, plus de 60 % des revendications de fuites de données relevaient en réalité du bluff ou du recyclage de données déjà publiques.
Les attaques par déni de service (DDoS)
Ces attaques visent à rendre un site web ou un service indisponible en le saturant de requêtes. Elles sont souvent utilisées comme moyen de pression complémentaire lors d’une extorsion, ou comme outil de déstabilisation dans un contexte géopolitique.
Les menaces liées à l’intelligence artificielle
L’IA est utilisée dans les deux camps. Côté attaquants, elle permet de générer des emails de phishing très réalistes, de créer des deepfakes audio ou vidéo pour des fraudes au président, et d’automatiser la découverte de vulnérabilités. Côté défenseurs, l’IA aide à détecter les anomalies, à filtrer les menaces et à accélérer la réponse aux incidents. Vincent Strubel, directeur général de l’ANSSI, a rappelé en mars 2026 que les hackers peu expérimentés sont désormais capables de mener des opérations plus sophistiquées grâce aux outils d’IA générative.
L’espionnage et les acteurs étatiques
Le Panorama ANSSI 2025 pointe la persistance de modes opératoires liés à des services de renseignement étrangers, principalement russes et chinois, qui ciblent le réseau diplomatique français, les entreprises de défense et leurs sous-traitants. La frontière entre acteurs étatiques et cybercriminels à motivation financière devient de plus en plus floue.
Les chiffres clés de la cybermenace en France (2025)
D’après le Panorama de la cybermenace 2025 publié par l’ANSSI le 11 mars 2026 :
- 3 586 événements de sécurité traités par l’ANSSI en 2025
- 1 366 incidents confirmés (stable par rapport à 2024, mais +64 % vs 2022)
- 128 compromissions par rançongiciel
- 196 incidents liés à des exfiltrations de données (+51 % vs 2024)
- 48 % des victimes de ransomware sont des PME et TPE
- 4 secteurs concentrent 76 % des incidents : éducation/recherche (34 %), ministères/collectivités (24 %), santé (10 %), télécommunications (9 %)
Pourquoi la cybersécurité est devenue un enjeu stratégique
La cybersécurité n’est plus seulement un sujet technique réservé aux équipes IT. Elle est devenue un enjeu de gouvernance d’entreprise, au même titre que la conformité financière ou la gestion des risques juridiques. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution.
D’abord, la surface d’attaque des organisations ne cesse de s’étendre. Le télétravail, la migration vers le cloud, la multiplication des objets connectés et l’interconnexion avec les partenaires et sous-traitants créent autant de points d’entrée potentiels pour les attaquants.
Ensuite, les conséquences financières d’un incident se sont alourdies. Au-delà de la rançon éventuelle, il faut compter l’arrêt d’activité, la perte de données, les frais de remédiation, les notifications RGPD, les éventuelles sanctions réglementaires et l’atteinte à la réputation. Pour une PME, un incident de cybersécurité peut mettre en péril la survie même de l’entreprise.
Enfin, le cadre réglementaire s’est durci. Avec NIS 2, la responsabilité des dirigeants est explicitement engagée en cas de manquement aux obligations de cybersécurité. Les directions générales ne peuvent plus déléguer le sujet sans s’en préoccuper.
Les différents domaines de la cybersécurité
La cybersécurité n’est pas un bloc monolithique. Elle se décompose en plusieurs spécialités qui couvrent chacune un périmètre technique ou organisationnel précis.
Sécurité réseau
Protection de l’infrastructure réseau (pare-feu, segmentation, détection d’intrusion, passerelles de sécurité). L’objectif est de contrôler les flux entrants et sortants et de cloisonner les environnements.
Sécurité applicative
Sécurisation des logiciels dès leur conception (approche DevSecOps), correction des vulnérabilités, tests d’intrusion applicatifs. Les failles logicielles restent un vecteur d’attaque privilégié.
Sécurité du cloud
Avec la migration des données et des applications vers le cloud, la sécurisation de ces environnements est devenue un enjeu à part entière. En France, la qualification SecNumCloud délivrée par l’ANSSI garantit un niveau de sécurité et de souveraineté pour les hébergeurs de données sensibles.
Sécurité des terminaux (endpoints)
Protection des postes de travail, des smartphones et des objets connectés. Les solutions EDR (Endpoint Detection and Response) sont devenues le standard.
Sécurité opérationnelle (OT/SCADA)
Les systèmes industriels (usines, centrales énergétiques, réseaux d’eau, infrastructures de transport) utilisent des protocoles et des équipements spécifiques, souvent anciens, qui nécessitent des approches de cybersécurité adaptées. La convergence IT/OT multiplie les surfaces d’attaque. Un système SCADA conçu il y a vingt ans pour fonctionner en réseau isolé se retrouve parfois connecté à internet pour des besoins de maintenance à distance ou de supervision centralisée, sans que les mesures de sécurité aient suivi. Les secteurs de l’énergie, de l’eau et de l’industrie manufacturière sont particulièrement exposés, et la directive NIS 2 les classe parmi les secteurs hautement critiques.
Sécurité des données
Chiffrement, classification des données, gestion des droits d’accès, conformité RGPD. C’est le volet qui touche le plus directement la protection des personnes.
La réglementation en cybersécurité : ce qui change en 2026
Le cadre réglementaire s’est considérablement renforcé ces dernières années. En 2026, plusieurs textes majeurs structurent les obligations des entreprises françaises et européennes.
La directive NIS 2
Adoptée par l’Union européenne en décembre 2022, la directive NIS 2 (Network and Information Security) remplace la directive NIS 1 de 2016. Elle élargit considérablement le périmètre des organisations concernées. En France, on passe d’environ 500 entités régulées sous NIS 1 à près de 15 000 organisations qui devront se conformer aux nouvelles exigences (source : ANSSI, estimations basées sur les données INSEE).
La transposition en droit français est en cours via le projet de loi « Résilience », adopté au Sénat le 12 mars 2025 et examiné par la commission spéciale de l’Assemblée nationale en septembre 2025. Le vote en séance plénière est attendu pour juillet 2026.
NIS 2 distingue deux catégories d’entités :
- Entités essentielles (EE) : secteurs hautement critiques (énergie, transports, santé, eau potable, infrastructures numériques)
- Entités importantes (EI) : secteurs complémentaires (services postaux, gestion des déchets, fabrication de produits chimiques, recherche, collectivités territoriales)
Les sanctions en cas de non-conformité peuvent atteindre 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires mondial pour les entités essentielles.
Le 17 mars 2026, l’ANSSI a publié le Référentiel Cyber France (ReCyF), un document de travail qui liste les mesures recommandées pour atteindre les objectifs de sécurité de NIS 2.
Le règlement DORA
Le règlement DORA (Digital Operational Resilience Act), entré en application le 17 janvier 2025, s’adresse spécifiquement au secteur financier. Il impose aux banques, assurances, sociétés de gestion et prestataires de services informatiques du secteur financier des exigences renforcées en matière de résilience numérique, de gestion des risques IT et de tests de pénétration réguliers.
Le Cyber Resilience Act (CRA)
Ce règlement européen, adopté fin 2024, vise les fabricants de produits numériques (logiciels, objets connectés, équipements). Il impose des obligations de cybersécurité dès la conception (security by design) et tout au long du cycle de vie du produit.
Le rôle de l’ANSSI en France
L’ANSSI est l’autorité nationale en matière de cybersécurité et de cyberdéfense. Elle remplit plusieurs missions :
- Définir les référentiels et les bonnes pratiques (guide d’hygiène informatique, ReCyF)
- Qualifier et certifier les prestataires et les solutions de sécurité
- Accompagner les victimes d’incidents cyber (via le CERT-FR)
- Piloter la transposition des directives européennes (NIS 2, CRA)
La qualification ANSSI constitue un repère de confiance pour les organisations qui cherchent des prestataires ou des solutions de sécurité fiables en France.
SecNumCloud et la souveraineté numérique
Dans un contexte où les données sensibles des entreprises et des administrations françaises transitent par des infrastructures cloud, la question de la souveraineté numérique est devenue centrale. Le référentiel SecNumCloud, défini par l’ANSSI, impose des exigences strictes aux fournisseurs de services cloud en matière de sécurité, de localisation des données et d’immunité aux législations extraterritoriales (comme le Cloud Act américain).
La qualification SecNumCloud garantit que les données hébergées ne peuvent pas faire l’objet d’un accès par des autorités étrangères sans le consentement du client. Elle est de plus en plus exigée dans les marchés publics et les secteurs régulés (défense, santé, finance). Pour une entreprise française qui manipule des données sensibles, choisir un prestataire qualifié SecNumCloud est un acte de conformité autant qu’un choix stratégique.
Comment mettre en place une stratégie de cybersécurité en entreprise ?
Protéger une organisation ne se résume pas à empiler des outils. Une stratégie de cybersécurité efficace repose sur un équilibre entre technologies, processus et facteur humain.
Cartographier et évaluer les risques
La première étape consiste à identifier ce que l’on doit protéger. Quels sont les actifs les plus sensibles ? Où se trouvent les données critiques ? Quels systèmes sont exposés à internet ? Une analyse de risques méthodique (ISO 27005, méthode EBIOS RM recommandée par l’ANSSI) permet de prioriser les investissements.
Mettre en place les protections techniques
Selon le niveau de maturité de l’organisation, les protections peuvent inclure :
- Pare-feu nouvelle génération et segmentation réseau
- Solutions EDR sur les postes et serveurs
- Authentification multifacteur (MFA) sur l’ensemble des accès
- Chiffrement des données au repos et en transit
- Passerelle de sécurité pour les échanges entre réseaux de niveaux de sensibilité différents
- Sauvegardes régulières, déconnectées du réseau principal
Construire un plan de réponse aux incidents
Quand l’attaque arrive (et elle arrivera), la différence se joue sur la rapidité de réaction. Un plan de réponse aux incidents doit définir qui fait quoi, dans quel ordre, avec quels outils. Les organisations les plus matures disposent d’un SOC (Security Operations Center) qui surveille les événements de sécurité en temps réel. D’autres font appel à des prestataires spécialisés.
Assurer la continuité d’activité
Le PCA (Plan de Continuité d’Activité) et le PRA (Plan de Reprise d’Activité) sont les filets de sécurité qui permettent de maintenir ou de restaurer les opérations après un incident majeur. Ces plans doivent être testés régulièrement, pas seulement rédigés et rangés dans un tiroir.
Former et sensibiliser les collaborateurs
L’humain reste le maillon faible. Un clic sur un lien de phishing peut compromettre un réseau entier. La sensibilisation ne doit pas se limiter à un email annuel. Elle doit passer par des exercices pratiques (simulations de phishing, exercices de crise), des formations adaptées au rôle de chaque collaborateur et une communication régulière sur les menaces en cours.
Les bonnes pratiques de base restent le socle de toute démarche :
- Utiliser des mots de passe robustes et uniques, stockés dans un gestionnaire de mots de passe
- Activer l’authentification multifacteur sur tous les comptes qui le permettent
- Ne jamais ouvrir de pièce jointe provenant d’un expéditeur inconnu ou inattendu
- Vérifier l’adresse de l’expéditeur et les liens avant de cliquer
- Signaler immédiatement tout email ou comportement suspect au service informatique
- Mettre à jour régulièrement ses logiciels et son système d’exploitation
- Éviter les réseaux Wi-Fi publics pour les connexions professionnelles, ou utiliser un VPN
- Sauvegarder régulièrement ses données sur un support déconnecté du réseau
Ces réflexes, aussi simples qu’ils paraissent, auraient empêché la majorité des incidents traités par l’ANSSI ces dernières années.
SOC et CERT : deux dispositifs complémentaires
Le SOC (Security Operations Center) assure la surveillance continue des systèmes. Il détecte les anomalies, analyse les alertes et déclenche les premières réponses. Le CERT (Computer Emergency Response Team), comme le CERT-FR opéré par l’ANSSI, intervient en réponse à un incident avéré. Il analyse l’attaque, contient la menace et aide à la remédiation. Dans une organisation mature, les deux dispositifs se complètent au quotidien.
Les solutions de cybersécurité ChapsVision
ChapsVision intervient sur la cybersécurité à travers sa branche CyberGov, qui réunit plus de 40 consultants spécialisés, dont 80 % sont certifiés. Cette expertise a été renforcée par l’acquisition des activités cyber de Risk&Co, un acteur reconnu dans l’audit et le conseil en cybersécurité OT et IT.
Chaps Cyber
Chaps Cyber couvre l’audit, le conseil et l’accompagnement opérationnel en cybersécurité :
- Audit de sécurité IT et OT
- Accompagnement à la conformité NIS 2 et DORA
- Tests d’intrusion et analyse de vulnérabilités
- Conseil RSSI externalisé
L’offre s’adresse en particulier aux OIV (Opérateurs d’Importance Vitale), aux OSE (Opérateurs de Services Essentiels) et aux organisations des secteurs régulés (défense, finance, industrie, santé).
CrossinG, passerelle de sécurité certifiée ANSSI
CrossinG by ChapsVision est une passerelle de sécurité réseau qui permet d’isoler un réseau critique tout en autorisant des échanges contrôlés avec des environnements ouverts. La solution a obtenu la certification ANSSI (Certificat de Sécurité de Premier Niveau). Elle permet de :
- Filtrer et dépolluer les contenus échangés entre réseaux
- Bloquer toute tentative de prise de contrôle à distance
- Superviser les flux entrants et sortants
CrossinG s’intègre dans une offre plus large de sécurité et résilience qui inclut la gestion de crise (Chaps Crisis), la sûreté (Chaps Security) et l’investigation numérique.
FAQ : tout savoir sur la cybersécurité
La cybersécurité est l’ensemble des techniques, des outils et des processus qui protègent les systèmes informatiques, les réseaux et les données contre les accès non autorisés et les attaques malveillantes. Elle couvre aussi bien la prévention que la détection et la réponse aux incidents.
Les trois piliers sont la confidentialité (protéger l’accès aux données), l’intégrité (garantir que les données ne sont pas altérées) et la disponibilité (assurer l’accès aux systèmes quand c’est nécessaire). On les regroupe sous l’acronyme CIA.
La sécurité informatique se concentre sur la protection des équipements et des systèmes. La cybersécurité va plus loin en intégrant la dimension du cyberespace, les acteurs malveillants, la géopolitique et le cadre réglementaire. La cybersécurité inclut la sécurité informatique, mais l’inverse n’est pas vrai.
Les cyberattaques peuvent entraîner des pertes financières directes (rançon, arrêt de production), des sanctions réglementaires (RGPD, NIS 2), une atteinte à la réputation et une perte de confiance des clients. En 2025, l’ANSSI a traité 1 366 incidents en France, et les PME comme les grandes entreprises sont ciblées.
L’ANSSI est l’autorité nationale de cybersécurité et de cyberdéfense. Elle définit les référentiels de sécurité, certifie les prestataires et les solutions, accompagne les victimes d’attaques via le CERT-FR et pilote la transposition des directives européennes comme NIS 2.
Les menaces les plus fréquentes sont le phishing (hameçonnage par email ou SMS), les ransomwares (rançongiciels qui chiffrent les données), le vol de données, les attaques par déni de service (DDoS) et l’ingénierie sociale. Depuis 2024, les attaques utilisant l’IA générative (phishing automatisé, deepfakes) sont en forte progression.
La directive NIS 2 est une réglementation européenne adoptée en 2022 qui renforce les obligations de cybersécurité pour un large éventail d’organisations. En France, elle concernera près de 15 000 entités réparties dans 18 secteurs, contre 500 sous NIS 1. Les entreprises concernées auront 3 ans à compter de la promulgation de la loi pour se mettre en conformité.
Le coût varie considérablement selon la nature de l’attaque et la taille de l’organisation. Il faut prendre en compte l’arrêt d’activité, les frais de remédiation technique, les notifications RGPD, les éventuelles sanctions réglementaires, la perte de clients et l’atteinte à la réputation. Pour les PME, un incident peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros. Pour les grandes entreprises, les montants se chiffrent régulièrement en millions.
